Je me souviens encore du jour où j’ai voulu savoir comment investir en bourse pour la première fois. J’avais ouvert une dizaine d’onglets, lu des dizaines d’articles qui se contredisaient, et je me suis retrouvé encore plus perdu qu’au départ.
Trop de jargon, trop d’avis contradictoires, trop de promesses de rendements miraculeux.
C’est exactement pour ça que j’ai créé ce guide.
Mon objectif ici est simple : vous donner une feuille de route claire, honnête et actionnable pour comprendre comment investir en bourse – que vous ayez 500 € ou 50 000 € à placer, que vous soyez étudiant ou cadre à deux ans de la retraite.
Ce guide est long. Volontairement. Parce que l’investissement en bourse mérite qu’on lui consacre du temps avant de mettre le moindre euro en jeu.
Sommaire
- Pourquoi investir en bourse ?
- Comprendre les bases : comment fonctionne la bourse ?
- Les grands types d’investissements boursiers
- Choisir son enveloppe fiscale : PEA, CTO ou Assurance-vie ?
- Choisir son courtier en ligne
- Les stratégies d’investissement pour débutants
- Comment construire son premier portefeuille
- Gérer les risques : la règle d’or de l’investisseur
- La psychologie de l’investisseur : votre plus grand ennemi
- Les erreurs classiques des débutants (et comment les éviter)
- Par où commencer concrètement ?
- FAQ : les questions qu’on me pose tout le temps
1. Pourquoi Investir en Bourse ?
Commençons par la question fondamentale. Pourquoi prendre le risque d’investir en bourse plutôt que de laisser son argent dormir sur un Livret A ?
L’inflation, votre ennemie silencieuse
Chaque année, l’inflation grignote le pouvoir d’achat de votre argent. Si l’inflation est à 3 % par an et que votre Livret A rapporte 3 % (dans le meilleur des cas), vous ne gagnez rien en termes réels. Et quand l’inflation dépasse le taux de votre épargne, comme on l’a vu ces dernières années, vous perdez du pouvoir d’achat en restant immobile.
La bourse, historiquement, bat l’inflation sur le long terme.
Le rendement historique de la bourse
L’indice américain S&P 500 a délivré un rendement annuel moyen d’environ 10 % brut depuis sa création, soit environ 7 % après inflation. Le CAC 40 dividendes réinvestis tourne autour de 8-9 % annuels sur les 30 dernières années.
Ces chiffres ne sont pas garantis pour l’avenir. Mais ils illustrent un principe clé : sur le long terme, les marchés actions ont toujours progressé, malgré les crises.
Les intérêts composés : la huitième merveille du monde
Einstein aurait dit (même si la citation est apocryphe) que les intérêts composés sont la huitième merveille du monde. Et pour cause : quand vos gains génèrent eux-mêmes des gains, la croissance devient exponentielle.
Un exemple concret :
- Vous investissez 200 € par mois pendant 30 ans
- Rendement annuel moyen : 7 %
- Capital investi : 72 000 €
- Valeur finale : environ 242 000 €
La magie des intérêts composés transforme 72 000 € en 242 000 €. Plus de 170 000 € générés par les marchés eux-mêmes.
Mais la bourse, c’est risqué, non ?
Oui. Et c’est important de l’accepter. La bourse peut baisser. Parfois violemment. En 2008, le CAC 40 a perdu plus de 40 % en un an. En 2020, le COVID a fait chuter les marchés de 30 % en quelques semaines.
Mais voilà ce que l’histoire nous enseigne : ces baisses sont temporaires, et les marchés se sont toujours redressés. L’investisseur qui a tenu pendant la crise de 2008 et continué d’investir a réalisé d’excellentes performances dans les années suivantes.
Le risque en bourse, c’est surtout le risque de vendre au mauvais moment. On y reviendra.
2. Comment Fonctionne la Bourse ?
Avant d’investir, il faut comprendre ce qu’on fait. Pas besoin de devenir expert, mais quelques bases sont indispensables.
La bourse : un marché comme les autres
La bourse est simplement un marché — un endroit où acheteurs et vendeurs se rencontrent pour échanger des titres financiers. Comme un marché de légumes, mais avec des actions d’entreprises à la place des tomates.
Quand vous achetez une action d’une entreprise comme LVMH ou Apple, vous devenez propriétaire d’une petite fraction de cette entreprise. Vous avez alors droit à une part des bénéfices (sous forme de dividendes, si l’entreprise en verse) et votre action prend de la valeur si l’entreprise se porte bien.
Les principaux indices boursiers
Un indice boursier mesure la performance d’un ensemble d’entreprises. Les plus connus :
En France :
- CAC 40 : les 40 plus grandes entreprises françaises cotées à Paris (LVMH, Total, BNP Paribas…)
- SBF 120 : les 120 premières capitalisations françaises
En Europe :
- Euro Stoxx 50 : les 50 plus grandes entreprises de la zone euro
- DAX : l’équivalent allemand du CAC 40
Aux États-Unis :
- S&P 500 : les 500 plus grandes entreprises américaines (le plus suivi au monde)
- Nasdaq 100 : dominé par les grandes entreprises technologiques (Apple, Microsoft, Amazon…)
- Dow Jones : un indice historique de 30 grandes entreprises américaines
Au niveau mondial :
- MSCI World : environ 1 500 entreprises des pays développés
Comment se forme le prix d’une action ?
Le prix d’une action reflète ce que les acheteurs sont prêts à payer et ce que les vendeurs acceptent de recevoir à un instant T. Ce prix est influencé par :
- Les résultats financiers de l’entreprise
- Les perspectives de croissance
- Le contexte macroéconomique (inflation, taux d’intérêt…)
- Le sentiment des investisseurs (et parfois, leur irrationnel collectif)
Les heures de cotation
Les bourses ont des horaires d’ouverture :
- Euronext Paris (CAC 40) : 9h00-17h30, du lundi au vendredi
- NYSE / Nasdaq (bourses américaines) : 15h30-22h00 heure française
- Les marchés sont fermés les jours fériés
3. Les Grands Types d’Investissements Boursiers
La bourse ne se résume pas aux actions. Il existe plusieurs instruments financiers, chacun avec ses caractéristiques de risque et de rendement.
Les Actions
Une action représente une part de propriété dans une entreprise. C’est l’instrument le plus direct pour investir en bourse.
Avantages :
- Potentiel de rendement élevé sur le long terme
- Dividendes (revenus réguliers si l’entreprise en verse)
- Vous devenez copropriétaire de l’entreprise
Inconvénients :
- Volatilité élevée
- Risque de perte totale si l’entreprise fait faillite
- Nécessite du temps et des connaissances pour bien choisir
Pour qui ? Les investisseurs qui souhaitent construire un portefeuille personnalisé et qui sont à l’aise avec une certaine volatilité.
Exemples :
Les ETF (Exchange-Traded Funds)
Les ETF sont probablement l’invention la plus importante pour l’investisseur particulier des 30 dernières années. Un ETF est un fonds qui réplique la performance d’un indice (comme le CAC 40 ou le S&P 500) et qui se négocie en bourse comme une action.
Quand vous achetez un ETF S&P 500, vous investissez en une transaction dans les 500 plus grandes entreprises américaines. C’est la diversification instantanée.
Avantages :
- Diversification immédiate à moindre coût
- Frais de gestion très faibles (souvent 0,05 % à 0,30 % par an)
- Simplicité : pas besoin de choisir des actions individuelles
- Performance calquée sur le marché
Inconvénients :
- Vous ne pouvez pas « battre le marché » (vous faites exactement la performance de l’indice, moins les frais)
- Certains ETF peuvent être complexes (ETF à levier, ETF inversés, à éviter pour les débutants)
Pour qui ? Pratiquement tout le monde, et surtout les débutants. La majorité des professionnels de la finance ne font pas mieux que les ETF indiciels sur le long terme.
💡 Sur Le Nouvel Investisseur, nous avons un guide dédié aux meilleurs ETF pour débutants qui complète parfaitement cet article.
Les Obligations
Une obligation est un titre de dette : vous prêtez de l’argent à un État ou une entreprise, qui s’engage à vous rembourser avec des intérêts.
Avantages :
- Moins volatiles que les actions
- Revenus réguliers et prévisibles
- Utiles pour sécuriser une partie d’un portefeuille
Inconvénients :
- Rendement plus faible que les actions sur le long terme
- Sensibles aux taux d’intérêt (quand les taux montent, les obligations perdent de la valeur)
Pour qui ? Les investisseurs proches de la retraite ou ceux qui veulent réduire le risque de leur portefeuille.
Les OPCVM et Fonds Actifs
Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) sont des fonds gérés activement par des professionnels qui sélectionnent les actions.
Réalité inconfortable : Selon de nombreuses études (dont l’étude SPIVA, référence en la matière), plus de 80 % des fonds actifs sous-performent leur indice de référence sur 10 ans, après frais. Et leurs frais sont bien plus élevés que ceux des ETF (souvent 1,5 % à 2 % par an).
Il existe des exceptions, bien sûr. Mais statistiquement, les chances de tomber sur un gérant qui bat régulièrement le marché sont faibles. Et même si vous le trouvez, rien ne garantit que ses performances passées se répèteront.
Les Produits Dérivés (Options, CFD, Warrants…)
Je vais être direct : ces produits ne sont pas pour les débutants. Les CFD et autres produits à effet de levier peuvent vous faire perdre plus que votre mise initiale. Selon l’AMF, entre 70 % et 90 % des particuliers qui tradent des CFD perdent de l’argent.
Passez votre chemin, surtout si vous êtes un investir qui est débutant.
4. Choisir son Enveloppe Fiscale : PEA, CTO ou Assurance-vie ?
En France, avant même de choisir dans quoi investir, vous devez choisir où investir. L’enveloppe fiscale dans laquelle vous logez vos investissements a un impact majeur sur votre imposition et donc sur votre rendement net.
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Le PEA est l’enveloppe reine pour investir en bourse en France. Et pourtant, beaucoup de gens passent à côté.
Principe : Vous pouvez investir jusqu’à 150 000 € sur un PEA (225 000 € pour un PEA-PME en plus). Vos gains s’accumulent sans impôt à l’intérieur de l’enveloppe. Quand vous retirez de l’argent après 5 ans, vous ne payez que les prélèvements sociaux (17,2 %) et non l’impôt sur le revenu ni la flat tax de 30 %.
L’avantage fiscal en chiffres :
- Flat tax normale (hors PEA) : 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux)
- Après 5 ans de PEA : 17,2 % seulement
Sur 100 € de gains, vous économisez 12,80 € d’impôt. Sur une vie d’investisseur, c’est considérable.
Contraintes :
- Limité aux actions européennes en direct (mais les ETF MSCI World en PEA existent !)
- Un seul PEA par personne
- Les retraits avant 5 ans entraînent la fermeture du plan (avec une fiscalité plus lourde)
- Plafond de versements à 150 000 €
Mon conseil : Ouvrez un PEA dès maintenant, même si vous n’avez que 100 € à mettre dessus. Le compteur des 5 ans commence à courir à la date d’ouverture, pas à la date de votre premier versement significatif.
Le Compte-Titres Ordinaire (CTO)
Le CTO est l’enveloppe la plus flexible, sans plafond ni restriction géographique.
Avantages :
- Aucun plafond de versement
- Accès à tous les marchés mondiaux, toutes les devises
- Pas de contrainte sur les retraits
- Idéal pour investir au-delà des 150 000 € du PEA
Inconvénients :
- Fiscalité pleine : 30 % de flat tax sur les plus-values et dividendes (ou barème progressif de l’IR si plus avantageux)
- Moins optimisé fiscalement que le PEA ou l’assurance-vie
Pour qui ? En complément du PEA une fois le plafond atteint, ou pour investir dans des actifs non éligibles au PEA (actions américaines en direct, certains ETF non-européens…).
L’Assurance-Vie
L’assurance-vie n’est pas un produit d’assurance décès — c’est une enveloppe d’investissement avec des avantages fiscaux et successoraux importants.
Avantages :
- Fiscalité allégée après 8 ans (abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule sur les gains)
- Avantages successoraux importants (transmission hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire)
- Accès aux fonds euros (capital garanti, même si les rendements sont modestes)
- Très flexible sur les retraits
Inconvénients :
- Frais parfois élevés selon les contrats (frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage)
- Moins favorable que le PEA pour la bourse pure après 5 ans
- Choix limité selon les contrats
Pour qui ? Pour la diversification, la préparation de la succession, ou pour investir dans les fonds euros. Souvent complémentaire au PEA.
Quelle enveloppe choisir en priorité ?
Pour un débutant, voici l’ordre de priorité recommandé :
- D’abord le PEA : ouvrez-en un immédiatement et commencez à investir. L’avantage fiscal après 5 ans est imbattable pour les actions.
- Ensuite l’assurance-vie : notamment pour les fonds euros si vous avez besoin de sécurité, et pour la préparation de la succession.
- Enfin le CTO : une fois le PEA plafonné, ou pour accéder à des actifs non éligibles.
💡 Pour aller plus loin, consultez notre comparatif détaillé PEA vs CTO vs Assurance-vie sur Le Nouvel Investisseur.
5. Choisir son Courtier en Ligne
Un courtier est l’intermédiaire qui vous permet d’acheter et de vendre des titres en bourse. Le choix du courtier est important car ses frais vont directement impacter votre rendement.
Les critères essentiels pour choisir son courtier
Les frais de courtage : Ce sont les frais que vous payez à chaque transaction. Sur un investissement long terme en ETF, si vous faites peu de transactions, même des frais de 1 € par ordre sont acceptables. Mais sur des petites sommes, des frais de 10 € sur un achat de 100 € représentent 10 % de frais immédiats — catastrophique.
Les frais de garde : Certains courtiers facturent des frais annuels pour conserver vos titres. Préférez les courtiers sans frais de garde.
La gamme de produits : Accédez-vous aux marchés qui vous intéressent ? Proposent-ils les ETF que vous visez ?
La solidité et la régulation : Votre courtier doit être régulé par une autorité sérieuse (l’AMF en France, ou une autorité européenne équivalente). Vos avoirs sont-ils protégés (jusqu’à 70 000 € par le FGDR en France pour les espèces, 70 000 € pour les titres via le Fonds de Garantie des Dépôts) ?
L’interface et les outils : Surtout important au début — une interface claire vous évitera des erreurs coûteuses.
Les principaux courtiers pour les investisseurs français
Pour le PEA et les débutants :
- Boursorama Banque : une banque en ligne fiable, frais raisonnables, PEA disponible, bonne réputation. Idéale si vous souhaitez tout centraliser dans une seule banque.
- Fortuneo : très bonne interface, frais compétitifs, PEA disponible.
- Bourse Direct : l’un des moins chers du marché, surtout pour les volumes importants.
Pour les investisseurs plus actifs ou le CTO international :
- Interactive Brokers : référence mondiale, frais très faibles, accès à quasiment tous les marchés du monde. Interface un peu complexe pour les débutants.
- DEGIRO : frais très bas, bonne gamme de produits, mais pas de PEA.
- Trade Republic : très populaire chez les jeunes investisseurs, frais quasi-nuls (1 € par ordre), interface mobile très simple. PEA disponible depuis peu.
À éviter : Les banques traditionnelles (Société Générale, BNP, Crédit Agricole…) pour le trading boursier. Leurs frais sont généralement bien plus élevés que les courtiers en ligne.
💡 Nous avons réalisé un comparatif complet des meilleurs courtiers en ligne pour 2025 : tarifs, avis, et notre recommandation selon votre profil.
6. Les Stratégies d’Investissement pour Débutants
Une fois votre enveloppe et votre courtier choisis, quelle stratégie adopter ? Il en existe plusieurs, avec des niveaux de complexité très différents.
L’investissement passif en ETF indiciels : la stratégie reine pour les débutants
C’est ma recommandation principale pour la grande majorité des investisseurs particuliers, et je vais expliquer pourquoi.
L’investissement passif consiste à investir dans des ETF qui répliquent des indices larges (MSCI World, S&P 500, CAC 40…) et à garder ces ETF sur le long terme, sans chercher à « timer » le marché.
Pourquoi cette stratégie fonctionne-t-elle si bien ?
Premièrement, vous capturez la performance globale de l’économie mondiale. Quand l’économie mondiale croît, votre portefeuille croît.
Deuxièmement, les frais sont minimes. Un ETF MSCI World peut coûter 0,12 % par an en frais de gestion. Contre 1,5 % à 2 % pour un fonds actif. Sur 30 ans, cette différence représente des dizaines de milliers d’euros.
Troisièmement, vous battez statistiquement la majorité des gérants professionnels sur le long terme. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Warren Buffett lui-même, qui a recommandé à plusieurs reprises aux investisseurs non-professionnels d’investir dans des ETF indiciels plutôt que de tenter de choisir des actions.
Les ETF incontournables pour un portefeuille simple :
- MSCI World : environ 1 500 entreprises des pays développés. Un seul ETF, une diversification mondiale.
- S&P 500 : les 500 plus grandes entreprises américaines. Très populaire, excellent historique.
- MSCI Emerging Markets : les marchés émergents (Chine, Inde, Brésil…) pour diversifier encore plus.
Le DCA (Dollar Cost Averaging) : investir régulièrement
Le DCA, ou investissement programmé, consiste à investir une somme fixe à intervalles réguliers, par exemple 200 € chaque mois, indépendamment du niveau du marché.
Pourquoi c’est puissant :
Vous achetez plus d’ETF quand les marchés sont bas (les parts sont moins chères) et moins quand les marchés sont hauts. Mécaniquement, vous lissez votre prix d’achat moyen et vous évitez le risque d’investir toute votre épargne au mauvais moment.
De plus, le DCA vous protège psychologiquement : vous n’avez pas à vous demander « est-ce le bon moment pour investir ? » La réponse est toujours oui, puisque vous investissez régulièrement.
La mise en pratique : La plupart des courtiers ou des Neo-banques comme Revolut par exemple permettent de mettre en place des versements programmés automatiques. Configurez-les et oubliez-les.
L’investissement en actions individuelles (stock picking)
Certains investisseurs préfèrent choisir eux-mêmes les entreprises dans lesquelles ils investissent. C’est le « stock picking ».
La réalité : C’est bien plus difficile qu’il n’y paraît. Même les professionnels peinent à battre régulièrement le marché. Choisir de bonnes actions nécessite une analyse approfondie (analyse fondamentale des bilans, des perspectives sectorielles, de la valorisation…) et un suivi régulier.
Si vous souhaitez tout de même faire du stock picking :
- Réservez-y au maximum 10-20 % de votre portefeuille. Le reste en ETF.
- Analysez sérieusement avant d’acheter : chiffre d’affaires, bénéfices, dette, positionnement concurrentiel, valorisation (P/E ratio, PEG…).
- Investissez uniquement dans des entreprises que vous comprenez.
- Adoptez un horizon long terme (5 ans minimum par position).
💡 Nous avons un guide dédié à l’analyse fondamentale des actions pour ceux qui souhaitent approfondir le stock picking.
L’investissement en dividendes
Certains investisseurs construisent des portefeuilles d’actions qui versent des dividendes réguliers. L’objectif est de créer un flux de revenus passifs.
Cette stratégie peut être intéressante pour ceux qui approchent de la retraite et souhaitent un revenu régulier. Pour les jeunes investisseurs, la stratégie de croissance pure (réinvestissement total des bénéfices) est souvent plus performante sur le long terme, notamment pour des raisons fiscales.
Le « Buy and Hold » : acheter et conserver
Le buy and hold est plus une philosophie qu’une stratégie. Elle consiste à acheter des actifs de qualité et à les conserver très longtemps, sans chercher à timer le marché.
C’est la stratégie de Warren Buffett, Peter Lynch, et de nombreux investisseurs légendaires. La clé est d’investir dans des actifs solides et d’avoir la discipline de ne pas vendre pendant les baisses.
7. Comment Construire son Premier Portefeuille {#construire-son-portefeuille}
Passons au concret. Comment construire un portefeuille boursier quand on débute ?
L’allocation d’actifs : la décision la plus importante
L’allocation d’actifs, c’est la répartition de votre portefeuille entre différents types d’actifs (actions, obligations, liquidités…). C’est la décision qui aura le plus grand impact sur votre rendement et votre risque.
Une règle empirique classique : 110 – votre âge = pourcentage en actions. Si vous avez 30 ans, 80 % en actions ; si vous avez 60 ans, 50 % en actions.
Cette règle est simpliste mais donne une bonne idée. L’idée est qu’on peut prendre plus de risques quand on est jeune car on a le temps de se remettre d’une baisse.
Plus précisément, votre allocation dépend de :
- Votre horizon de placement : Plus il est long (10 ans+), plus vous pouvez vous permettre une forte proportion en actions.
- Votre tolérance au risque : Pouvez-vous dormir sereinement si votre portefeuille perd 30 % temporairement ? Si non, réduisez la part en actions.
- Vos objectifs : Préparer la retraite dans 25 ans ou financer l’achat d’une maison dans 3 ans, ce n’est pas la même allocation.
Un portefeuille simple et efficace pour débutant
Portefeuille « Lazy » — pour l’investisseur qui veut la simplicité :
- 100 % ETF MSCI World (ou S&P 500)
C’est tout. Un seul ETF, une diversification sur 1 500 entreprises mondiales. Simple, peu coûteux, efficace. Beaucoup de professionnels investissent de cette façon.
Portefeuille « 3 fonds » — pour un peu plus de diversification :
- 60 % ETF MSCI World (pays développés)
- 20 % ETF MSCI Emerging Markets (pays émergents)
- 20 % ETF d’obligations (pour réduire la volatilité)
Portefeuille « équilibré » — pour un profil modéré :
- 40 % ETF S&P 500
- 25 % ETF MSCI Europe
- 15 % ETF MSCI Emerging Markets
- 20 % ETF obligations
Portefeuille « croissance » — pour un horizon long terme et une tolérance élevée au risque :
- 50 % ETF MSCI World
- 25 % ETF S&P 500
- 15 % ETF MSCI Emerging Markets
- 10 % actions individuelles de conviction (si vous en avez)
Le rééquilibrage du portefeuille
Avec le temps, votre allocation va se déformer. Si les actions surperforment, leur poids dans votre portefeuille augmente. Il faut périodiquement « rééquilibrer » — vendre une partie de ce qui a monté et acheter ce qui a baissé pour revenir à votre allocation cible.
Fréquence recommandée : une à deux fois par an. Ou quand une classe d’actifs s’écarte de plus de 5 % de sa cible.
Combien faut-il pour commencer ?
Bonne nouvelle : vous pouvez commencer avec très peu. Certains courtiers comme Trade Republic permettent d’acheter des fractions d’ETF pour 1 €. La plupart des plateformes sérieuses permettent de commencer avec 100 à 500 €.
Mais ne vous focalisez pas sur le montant initial. Ce qui compte vraiment, c’est la régularité. Investir 100 € par mois pendant 30 ans est infiniment plus efficace qu’investir 5 000 € une seule fois.
💡 Découvrez notre article sur comment investir avec un petit budget si vous débutez avec moins de 500 €.
8. Gérer les Risques : la Règle d’Or de l’Investisseur
Investir en bourse comporte des risques. Les nier serait irresponsable. Les gérer intelligemment est la clé du succès à long terme.
Les différents types de risques
- Le risque de marché : Le risque que l’ensemble du marché baisse (crise financière, récession, pandémie…). C’est le risque systématique, inévitable, et contre lequel la diversification ne protège pas totalement.
- Le risque spécifique : Le risque lié à une entreprise particulière (faillite, scandale, problème sectoriel…). Ce risque peut être quasi éliminé par la diversification.
- Le risque de change : Si vous investissez dans des actifs libellés en dollars ou en livres sterling, les fluctuations des devises peuvent affecter votre rendement en euros.
- Le risque de liquidité : Le risque de ne pas pouvoir vendre rapidement un actif à un prix raisonnable. Pour les ETF sur les grands indices, ce risque est quasi nul.
- Le risque de contrepartie : Le risque que votre courtier ou émetteur d’ETF fasse défaut. Choisissez des acteurs solides et régulés.
Les 5 principes de gestion du risque
1. Diversifiez, diversifiez, diversifiez. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Diversifiez entre entreprises, secteurs, géographies, classes d’actifs. Les ETF vous offrent cette diversification instantanément.
2. Adaptez votre risque à votre horizon de temps. L’argent dont vous aurez besoin dans 2 ans ne doit pas être investi en actions. Les marchés peuvent mettre plusieurs années à se remettre d’une crise. Règle : n’investissez en bourse que de l’argent dont vous n’aurez pas besoin pendant au moins 5 ans, idéalement 10 ans.
3. Conservez un matelas de sécurité. Avant d’investir en bourse, constituez une épargne de précaution équivalente à 3-6 mois de dépenses courantes. Cette épargne doit être disponible immédiatement et sans risque (Livret A, Livret d’Épargne Populaire…). C’est votre filet de sécurité qui vous évitera de devoir vendre vos actions au pire moment.
4. N’investissez jamais à crédit. Emprunter pour investir en bourse (effet de levier) amplifie les gains mais aussi les pertes. En cas de baisse, vous perdez sur l’investissement ET vous devez rembourser le crédit. Catastrophique pour les débutants.
5. Comprenez ce dans quoi vous investissez. Warren Buffett a une règle simple : n’investissez jamais dans quelque chose que vous ne comprenez pas. Si vous ne savez pas comment une entreprise gagne de l’argent, passez votre chemin. Si vous ne comprenez pas le fonctionnement d’un produit financier, n’y mettez pas un centime.
9. La Psychologie de l’Investisseur : Votre Plus Grand Ennemi
On parle souvent des stratégies d’investissement, des ratios financiers, des frais de courtage. Mais en réalité, le facteur n°1 de succès ou d’échec en bourse, c’est vous.
Vos émotions, vos biais cognitifs, vos réactions instinctives face à la volatilité, voilà ce qui déterminera votre performance à long terme bien plus que le choix de vos ETF.
Les biais cognitifs de l’investisseur
Le biais de confirmation : Nous cherchons naturellement les informations qui confirment nos convictions et ignorons celles qui les contredisent. Si vous aimez une action, vous n’allez retenir que les avis positifs. Solution : cherchez activement les arguments contraires avant d’investir.
L’aversion à la perte : Psychologiquement, une perte de 1 000 € nous affecte environ deux fois plus qu’un gain de 1 000 € ne nous réjouit. Ce biais nous pousse à vendre trop tôt (pour sécuriser les gains) et à tenir trop longtemps des positions perdantes (pour ne pas « matérialiser » la perte). C’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire.
Le biais de récence : Nous surpondérons les événements récents. Après une longue hausse des marchés, on pense que ça va continuer indéfiniment. Après une forte baisse, on pense que la catastrophe va durer. Les deux sont généralement faux.
Le FOMO (Fear Of Missing Out) : La peur de rater une opportunité nous pousse à acheter au sommet, quand tout le monde parle d’un actif et que les médias s’emballent. C’est souvent le pire moment pour entrer.
L’excès de confiance : Après quelques succès, on a tendance à surestimer ses capacités. « Je suis fort pour choisir des actions. » En réalité, dans un marché haussier, tout le monde gagne. Ce n’est qu’en marché baissier qu’on voit qui sait vraiment nager.
La règle d’or psychologique : ne regardez pas vos investissements tous les jours
C’est un conseil simple mais radical : évitez de vérifier votre portefeuille quotidiennement. Chaque fois que vous regardez vos investissements, vous vous exposez à la tentation de réagir émotionnellement.
Les études montrent que les investisseurs qui regardent leur portefeuille rarement prennent de meilleures décisions que ceux qui le surveillent en permanence. Pourquoi ? Parce que la volatilité à court terme est du bruit. Ce qui compte, c’est la tendance à long terme.
Comment réagir lors d’un krach boursier ?
Les marchés chutent. C’est inévitable. La vraie question est : comment allez-vous réagir ?
Ce qu’il ne faut PAS faire :
- Paniquer et vendre (vous cristallisez vos pertes et ratez le rebond)
- Regarder vos investissements en continu et vous torturer
- Jurer de ne « plus jamais » investir en bourse
Ce qu’il FAUT faire :
- Relire votre plan d’investissement initial et vous rappeler pourquoi vous investissez
- Continuer vos investissements programmés — vous achetez des parts « en solde »
- Revoir votre allocation si la baisse révèle que votre tolérance au risque était surestimée
- Si possible, acheter davantage (les marchés sont en promotion)
La phrase de Warren Buffett résume parfaitement l’attitude à adopter : « Soyez craintifs quand les autres sont gourmands, et gourmands quand les autres sont craintifs. »
10. Les Erreurs Classiques des Débutants (et Comment les Éviter)
Après avoir accompagné de nombreux investisseurs débutants, voici les erreurs les plus fréquentes que je vois.
Erreur n°1 : Attendre le « bon moment » pour investir
« Je vais attendre que les marchés baissent pour investir. » C’est l’erreur classique du débutant. Le problème, c’est qu’on n’arrive jamais à identifier le « bon moment ». Et pendant qu’on attend, les marchés montent souvent.
Des études montrent que même un investisseur avec le pire timing au monde (qui investit systématiquement juste avant un krach) obtient de meilleures performances sur 20 ans qu’un investisseur qui ne fait rien.
Le meilleur moment pour investir était il y a 10 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant.
Erreur n°2 : Négliger les frais
Un fonds actif qui facture 2 % par an vs un ETF à 0,20 % par an : la différence semble négligeable. Mais sur 30 ans avec un investissement de 200 € par mois, cette différence de 1,80 % par an représente plusieurs dizaines de milliers d’euros perdus en frais.
Vérifiez toujours le TER (Total Expense Ratio) des ETF et les commissions de votre courtier avant d’investir.
Erreur n°3 : Sur-diversifier (ou pas assez)
Trop de diversification tue la diversification. Posséder 50 ETF différents qui couvrent les mêmes marchés ne réduit pas votre risque, ça le complique juste. Un portefeuille de 1 à 5 ETF bien choisis est souvent plus efficace qu’une collection disparate.
À l’inverse, concentrer 80 % de son portefeuille sur 2-3 actions est une prise de risque démesurée.
Erreur n°4 : Confondre investissement et spéculation
Acheter une action parce que « ça va monter » sans analyser l’entreprise, c’est de la spéculation, pas de l’investissement. Suivre une rumeur sur les réseaux sociaux pour acheter un titre, c’est du jeu, pas de l’investissement.
Investir, c’est placer de l’argent dans des actifs dont vous comprenez la valeur et que vous êtes prêt à conserver plusieurs années.
Erreur n°5 : Négliger la fiscalité
Ne pas utiliser le PEA et payer 30 % de flat tax quand on pourrait payer 17,2 % — c’est des milliers d’euros perdus inutilement. La structure fiscale de votre portefeuille est aussi importante que le choix de vos actifs.
Erreur n°6 : Investir de l’argent dont on a besoin à court terme
Si vous avez besoin de cet argent dans 2 ans pour acheter une voiture ou financer un projet, ne l’investissez pas en bourse. Les marchés peuvent être 30 % plus bas dans 2 ans. Ne prenez pas ce risque avec des fonds qui vous sont indispensables.
Erreur n°7 : Chercher à « battre le marché »
La grande majorité des professionnels de la finance ne battent pas régulièrement leur indice de référence sur 10 ans. Pourquoi penseriez-vous y arriver ? Chercher à battre le marché en sélectionnant des actions ou en faisant du market timing est une entreprise statistiquement vouée à l’échec pour la plupart des gens.
Acceptez la performance du marché. C’est déjà excellent.
Erreur n°8 : Ne pas réinvestir les dividendes
Si vous touchez des dividendes, réinvestissez-les plutôt que de les dépenser. Les dividendes réinvestis représentent une part importante de la performance totale d’un portefeuille sur le long terme.
Choisissez des ETF « capitalisants » (qui réinvestissent automatiquement les dividendes) plutôt que « distribuants » pour simplifier cette optimisation.
11. Par Où Commencer Concrètement ?
Voici votre plan d’action en 7 étapes concrètes.
Étape 1 : Évaluez votre situation financière
Avant d’investir un seul euro en bourse, vérifiez ces points :
- Avez-vous une épargne de précaution de 3-6 mois de charges ? Sinon, constituez-la d’abord.
- Avez-vous des dettes à taux élevé (crédit consommation, découvert…) ? Remboursez-les en priorité — garantir un « rendement » de 15 % en remboursant une dette à 15 % est imbattable.
- Avez-vous des projets à financer dans les 2-3 ans ? Mettez ces fonds de côté hors bourse.
Étape 2 : Définissez vos objectifs et votre horizon
- Pourquoi investissez-vous ? Retraite, indépendance financière, achat immobilier futur ?
- Dans combien d’années aurez-vous besoin de cet argent ?
- Quel niveau de risque pouvez-vous tolérer ?
Ces questions définissent votre profil d’investisseur et guident vos choix.
Étape 3 : Ouvrez un PEA
Rendez-vous sur le site d’un courtier sérieux (Boursorama, Fortuneo, Trade Republic, Bourse Direct…) et ouvrez un PEA. Même si vous n’avez que 100 € pour commencer. Le compteur fiscalement avantageux commence à tourner à la date d’ouverture.

Étape 4 : Choisissez votre stratégie
Pour un débutant, je recommande vivement :
- Un ou deux ETF larges (MSCI World et/ou S&P 500)
- Investissement mensuel programmé (DCA)
- Horizon long terme (10 ans+)
Étape 5 : Définissez votre montant mensuel d’investissement
Combien pouvez-vous investir chaque mois sans vous mettre en difficulté ? Même 50 € par mois, c’est un début. L’important est la régularité.
Configurez un virement automatique vers votre compte de courtage, le lendemain de votre paie. Automatisez pour vous assurer de le faire.
Étape 6 : Mettez en place votre portefeuille
Achetez vos ETF selon votre allocation cible. Sur un PEA, cherchez des ETF éligibles au PEA (il en existe pour le MSCI World, le S&P 500, etc.).
Étape 7 : Adoptez la bonne posture mentale
C’est peut-être l’étape la plus importante. Votre portefeuille va fluctuer. Il va baisser parfois. Parfois beaucoup. C’est normal. C’est prévu. Ne regardez pas vos investissements tous les jours. Faites confiance à votre plan. Et restez le cap.
12. FAQ : Les Questions Qu’on Me Pose Tout le Temps
Puis-je commencer à investir en bourse avec 100 € ?
Oui, absolument. Certains courtiers comme Trade Republic permettent d’acheter des fractions d’ETF pour 1 €. L’important n’est pas le montant initial mais la régularité et l’horizon de temps.
Dois-je déclarer mes investissements en bourse aux impôts ?
En France, vous devez déclarer vos plus-values et dividendes perçus dans votre déclaration de revenus annuelle. Pour un PEA, vous n’avez rien à déclarer tant que vous ne faites pas de retrait. Votre courtier vous fournit une IFU (Imprimé Fiscal Unique) chaque année qui récapitule ce que vous devez déclarer.
La bourse, c’est comme le casino ?
Non. Au casino, l’espérance de gain est négative par construction. En bourse, sur le long terme, l’espérance de gain est positive car vous êtes copropriétaire d’entreprises qui créent de la valeur. La clé est le long terme et la diversification.
Quand vais-je voir des résultats ?
Sur le court terme (1-3 ans), vous pourrez gagner ou perdre de l’argent. Sur le long terme (10 ans+), les chances d’avoir une performance positive sur un portefeuille diversifié sont historiquement très élevées. Ayez une vision long terme.
Est-ce que je dois suivre l’actualité boursière au quotidien ?
Non, et c’est même contre-productif. L’actualité boursière au jour le jour est du bruit. Pour un investisseur long terme avec des ETF, regarder les nouvelles boursières quotidiennes vous incitera à prendre de mauvaises décisions émotionnelles. Faites votre veille mensuelle maximum.
Faut-il faire appel à un conseiller financier ?
Cela dépend de votre situation. Pour commencer avec des ETF, vous n’en avez pas besoin — ce guide et d’autres ressources suffisent. Pour une gestion plus complexe (patrimoine important, stratégie successorale, défiscalisation avancée…), un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant peut être utile. Vérifiez qu’il est rémunéré en honoraires plutôt qu’en commissions sur les produits qu’il vous vend.
Peut-on vraiment vivre de la bourse ?
Oui, mais ce n’est pas la règle. L’objectif de la plupart des gens n’est pas de « vivre de la bourse » mais d’utiliser la bourse pour construire un patrimoine et préparer leur retraite. Pour vivre de la bourse (via les dividendes ou les plus-values), il faut un capital important.
Quelle est la différence entre un ETF et un fonds ?
Un ETF (Exchange-Traded Fund) est un fonds coté en bourse, généralement géré de façon passive pour répliquer un indice. Un fonds traditionnel (OPCVM) est souvent géré activement par un gérant qui sélectionne les valeurs. Les ETF sont généralement moins chers et plus performants sur le long terme.
Conclusion : Commencez Maintenant, Parfaitement ou Non
Si vous êtes arrivé jusqu’ici, félicitations. Vous avez parcouru un guide complet sur l’investissement en bourse. Mais maintenant, je veux vous dire une chose importante :
La connaissance sans action ne vaut rien.
Trop de personnes lisent des guides, regardent des vidéos YouTube, écoutent des podcasts sur l’investissement… et n’investissent jamais. Par peur de mal faire, d’attendre le bon moment, de ne pas encore tout comprendre.
Voici la vérité : vous n’aurez jamais tout compris. Le marché est complexe, imprévisible, en perpétuelle évolution. Mais les bases que vous venez de lire sont suffisantes pour commencer.
Ouvrez un PEA cette semaine. Choisissez un ETF MSCI World. Investissez un montant modeste. Mettez en place un virement automatique mensuel. Et laissez le temps et les marchés faire leur travail.
Dans 10, 20, 30 ans, vous vous féliciterez d’t avoir commencé aujourd’hui plutôt que d’avoir attendu le moment parfait.
L’investissement est un marathon, pas un sprint. Et le meilleur coureur n’est pas le plus rapide au départ, c’est celui qui tient le rythme sur la durée.
Ressources pour Aller Plus Loin
Pour continuer votre apprentissage, voici quelques articles sur Le Nouvel Investisseur qui complètent ce guide Comment investir en Bourse :
- Guide complet des ETF : tout comprendre en 2025
- PEA vs CTO vs Assurance-vie : quelle enveloppe choisir ?
- Comparatif des meilleurs courtiers en ligne 2025
- Comment analyser une action : l’analyse fondamentale pour débutants
- Investir avec un petit budget : commencer avec moins de 500 €
- La psychologie de l’investisseur : maîtriser ses émotions
- Les meilleurs livres pour apprendre à investir en bourse
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⚠️ Avertissement : Cet article est fourni à titre éducatif et informatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Investir en bourse comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant d’investir, évaluez votre situation personnelle ou consultez un professionnel qualifié.









