Le Nasdaq 100, c’est le club des 100 entreprises technologiques et innovantes les plus puissantes de la planète. Apple, Nvidia, Microsoft, Meta, Amazon — la crème de la crème de l’économie numérique mondiale, réunie dans un seul indice. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut s’y exposer en quelques clics, pour moins de 0,30 % de frais par an, via un ETF.
Mais voilà le problème : il existe plusieurs ETF Nasdaq 100 sur le marché. Amundi, iShares, Invesco… Lequel choisir ? Lequel est éligible PEA ? Lequel coûte le moins cher ? Et surtout, est-ce que le Nasdaq 100 a encore sa place dans un portefeuille en 2026 ?
C’est exactement ce qu’on va démêler ici. Pas de jargon inutile, pas de langue de bois — juste ce que vous devez savoir pour faire le bon choix.
Qu’est-ce que l’indice Nasdaq 100 ?
Le Nasdaq 100 (NDX) regroupe les 100 plus grandes entreprises non-financières cotées sur le marché boursier américain Nasdaq. Créé en 1985, il est pondéré par capitalisation boursière : plus une entreprise vaut cher, plus son poids dans l’indice est important.
Traduction concrète : Apple représente à elle seule environ 9 % de l’indice. Nvidia, Microsoft et Amazon en pèsent chacun entre 5 et 8 %. Les 10 premières lignes totalisent à elles seules près de 55 % du poids total de l’indice. C’est sa force — et son risque.
Composition et secteurs dominants
Le Nasdaq 100 est massivement technologique. Voici la répartition sectorielle approximative en 2026 :
- Technologie de l’information : ~55 % (semi-conducteurs, logiciels, matériel)
- Services de communication : ~16 % (Meta, Alphabet, Netflix)
- Consommation discrétionnaire : ~14 % (Amazon, Tesla)
- Santé : ~6 % (biotech, pharma innovante)
- Industrie et autres : ~9 %
On est très loin de la diversification d’un MSCI World. Ici, vous misez clairement sur la tech américaine et sur l’innovation. Si vous croyez que les géants du numérique vont continuer à dominer l’économie mondiale dans les 10 prochaines années, le Nasdaq 100 est fait pour vous.
Si vous cherchez un portefeuille équilibré et défensif, regardez plutôt du côté d’un ETF MSCI World.
Nasdaq 100 vs S&P 500 : différences clés
| Critère | Nasdaq 100 | S&P 500 |
|---|---|---|
| Nombre d’entreprises | 100 | 500 |
| Secteurs couverts | Tech, santé, conso (hors finance) | Tous secteurs y compris finance |
| Concentration | Très élevée (top 10 = ~55 %) | Élevée (top 10 = ~35 %) |
| Poids USA | 100 % | 100 % |
| Performance 10 ans (ann.) | ~18 % | ~13 % |
| Volatilité | Plus élevée | Modérée |
| Éligibilité PEA | Oui (via swap) | Oui (via swap) |
Le Nasdaq 100 surperforme le S&P 500 sur longue période — mais avec des krachs nettement plus violents. En 2022 par exemple, l’indice a perdu plus de 32 % sur l’année, contre -19 % pour le S&P 500. Ce n’est pas un indice pour les cœurs sensibles.
Pourquoi investir dans un ETF Nasdaq 100 ?
Exposition aux géants de la tech mondiale
Quand vous achetez un ETF Nasdaq 100, vous devenez actionnaire indirect d’Apple, Nvidia, Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta, Tesla, Broadcom, ASML et Costco — pour ne citer que les dix premières lignes.
Ce sont les entreprises qui façonnent l’économie numérique, l’intelligence artificielle, le cloud computing et la biotechnologie de demain.
Pour un investisseur français, accéder à ces entreprises en direct peut être coûteux (frais de change, frais de courtage sur les marchés US) et fiscalement complexe sur un compte-titres. Un ETF règle ce problème d’un coup : une seule ligne, des frais annuels minimes, et une exposition instantanée à l’ensemble du secteur.
Performance historique
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 10 dernières années, l’indice Nasdaq 100 a affiché une performance annualisée d’environ 18 %, dividendes réinvestis. À titre de comparaison :
- MSCI World : ~12 % par an
- S&P 500 : ~13 % par an
- CAC 40 (dividendes réinvestis) : ~10 % par an
Exemple concret : 10 000 € investis dans un ETF Nasdaq 100 il y a 10 ans valent aujourd’hui environ 52 000 €. Le même montant placé sur un ETF MSCI World aurait atteint environ 31 000 €. La différence est saisissante — et elle s’explique par la dominance des méga-caps technologiques américaines sur la décennie écoulée.
Ces performances passées ne garantissent rien pour l’avenir. Mais elles illustrent la puissance de la concentration sur les secteurs à forte croissance, quand ça fonctionne.
Risques à connaître avant d’investir
Soyons honnêtes : le Nasdaq 100 n’est pas un placement pépère. Voici les risques concrets à avoir en tête.
Concentration sectorielle. Près de 70 % de l’indice est exposé à la tech et à la communication. Si le secteur tech prend un coup — régulation antitrust, hausse des taux, crise de confiance en l’IA — l’indice entier trinque. Ce n’est pas une diversification, c’est un pari sectoriel assumé.
Volatilité élevée. Le Nasdaq 100 a connu des drawdowns (baisses depuis un sommet) de -83 % lors de la bulle internet (2000-2003), de -54 % lors de la crise de 2008, et de -36 % en 2022. Un investisseur qui aurait paniqué et vendu en bas aurait cristallisé des pertes énormes.
Risque de change. L’indice est libellé en dollars. Si l’euro s’apprécie face au dollar, vos gains en euros sont rognés, même si l’indice monte. Un risque souvent sous-estimé.
Valorisation élevée. Le Nasdaq 100 se traite historiquement avec des multiples de valorisation (PER) supérieurs au marché global. En cas de retournement de cycle ou de hausse durable des taux, les valeurs de croissance à forte valorisation sont les premières à corriger.
La règle de base : n’investissez dans le Nasdaq 100 que sur un horizon minimum de 7 à 10 ans, avec de l’argent dont vous n’aurez pas besoin, et en sachant que vous pouvez traverser des baisses de 30 à 40 % sans vendre.
Les meilleurs ETF Nasdaq 100 en 2026
Passons au concret. Quels sont les ETF disponibles pour s’exposer au Nasdaq 100 ? Comment les comparer ?
Comparatif des ETF Nasdaq 100
| Nom | ISIN | TER | Encours | PEA | Réplication | Dividendes |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Amundi Nasdaq-100 II UCITS ETF Acc | LU1829221024 | 0,22 % | ~9 Mds € | Non | Physique | Capitalisant |
| Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF | FR0011871110 | 0,30 % | ~2 Mds € | Oui | Synthétique | Capitalisant |
| Invesco QQQ UCITS ETF | IE0032077012 | 0,20 % | ~10 Mds € | Non | Physique | Capitalisant |
| iShares Nasdaq 100 UCITS ETF | IE00B53SZB19 | 0,33 % | ~15 Mds € | Non | Physique | Capitalisant |
| Xtrackers Nasdaq 100 Swap UCITS ETF | LU0274210672 | 0,20 % | ~6 Mds € | Non | Synthétique | Capitalisant |
Données approximatives au 1er semestre 2026. TER = Total Expense Ratio, frais annuels de gestion. Vérifiez les données à jour sur JustETF ou Morningstar avant d’investir.
Le meilleur ETF Nasdaq 100 selon la performance
Sur 1 an glissant, les performances sont très proches entre les différents ETF car ils répliquent le même indice. Les légères différences viennent du TER, de la qualité de réplication (tracking error) et de la méthode (physique vs synthétique).
L’Invesco QQQ UCITS ETF (IE0032077012) se distingue régulièrement par sa très faible tracking error et ses frais compétitifs à 0,20 %. C’est l’ETF préféré des investisseurs européens qui souhaitent une réplication physique de qualité sur un compte-titres.
Pour un PEA, l’Amundi PEA Nasdaq-100 (FR0011871110) est le seul choix réellement éligible avec un encours solide — voir la section dédiée ci-dessous.
Le plus grand ETF Nasdaq 100 par encours
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF (IE00B53SZB19) est le plus gros fonds de la catégorie avec environ 15 milliards d’euros d’encours. Un encours élevé, c’est une garantie de liquidité : vous pouvez acheter et vendre à tout moment, avec des spreads bid-ask très faibles. C’est le critère n°1 pour un investisseur long terme qui ne veut pas prendre de risque sur la liquidité de son ETF.
L’ETF Nasdaq 100 le moins cher par TER
L’Invesco QQQ UCITS ETF et l’Xtrackers Nasdaq 100 Swap UCITS ETF sont ex-aequo à 0,20 % de TER — les moins chers de la catégorie. Sur 20 ans, 0,10 % de frais en moins peut représenter plusieurs milliers d’euros de différence sur un portefeuille conséquent. Les frais, c’est le seul levier sur lequel vous avez un contrôle total.
Mon verdict : pour un CTO, l’Invesco QQQ (0,20 % de TER, physique, très liquide) est difficilement battable. Pour un PEA, l’Amundi FR0011871110 est votre seule option sérieuse.
ETF Nasdaq 100 éligibles PEA
Pourquoi c’est crucial pour un investisseur français
Si vous êtes résident fiscal français et que vous investissez sur le long terme, le PEA est votre meilleur ami. Après 5 ans de détention, les gains réalisés dans un PEA ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux (17,5 %) — l’impôt sur le revenu (12,8 %) est totalement exonéré.
Exemple chiffré : sur une plus-value de 30 000 € :
- En PEA (après 5 ans) : 5 250 € d’impôts (17,5 %). Il vous reste 24 750 €.
- En CTO : 9 000 € d’impôts (30 %). Il vous reste 21 000 €.
- Différence : 3 750 € dans votre poche, simplement en ayant choisi la bonne enveloppe.
Le problème : le PEA n’accepte normalement que des actions d’entreprises européennes. Apple, Nvidia et Microsoft ne sont donc pas éligibles en direct. C’est là qu’entrent en jeu les ETF synthétiques (à réplication par swap) : ils reproduisent la performance d’indices américains tout en respectant les contraintes légales du PEA.
Si vous ne connaissez pas encore le PEA, lisez notre guide complet sur le PEA avant d’aller plus loin.
Quel ETF Nasdaq 100 est éligible PEA ?
Un seul ETF se détache clairement : l’Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (FR0011871110).
- ISIN : FR0011871110
- TER : 0,30 %
- Encours : environ 2 milliards d’euros
- Réplication : synthétique (swap) — obligatoire pour être éligible PEA
- Dividendes : capitalisants (les dividendes sont automatiquement réinvestis dans le fonds)
- Devise : EUR
Pourquoi capitalisants c’est important : sur un PEA, vous ne voulez pas que les dividendes soient distribués — ça créerait une friction fiscale. Avec un ETF capitalisant, les dividendes restent dans le fonds et font grossir votre capital en franchise d’impôt. L’effet des intérêts composés joue à plein.
Pourquoi 0,30 % contre 0,20 % pour les équivalents CTO ? La réplication synthétique coûte légèrement plus cher qu’une réplication physique. Mais la fiscalité avantageuse du PEA compense largement ce surcoût sur le long terme. Sur 10 ans, l’économie fiscale dépasse de très loin les 0,10 % de frais supplémentaires.
Comment investir dans un ETF Nasdaq 100 ?
Choisir son courtier
Pour investir dans un ETF Nasdaq 100, vous avez besoin d’un courtier. Le choix dépend de votre enveloppe (PEA ou CTO) et de votre style d’investissement.
Pour un PEA :
- Trade Republic : l’ETF Amundi FR0011871110 est disponible, frais à 1 € par ordre ou 0 € via un plan d’épargne programmé. Interface mobile ultra simple. Idéal pour un DCA mensuel automatisé. Mon avis sur Trade Republic.
- Fortuneo : PEA solide, IFU fourni, service client français. Premier ordre gratuit jusqu’à 500 €. Un classique fiable.
- Boursorama : bonne interface, frais compétitifs sur les PEA, pratique si vous êtes déjà client.
Pour un CTO (accès aux ETF les moins chers comme Invesco QQQ) :
- DEGIRO : frais très bas, accès aux ETF européens et américains, idéal pour les investisseurs actifs.
- Saxo Banque : interface pro, accès à une large gamme de produits, pour des portefeuilles plus importants.
Pas sûr de quel courtier choisir ? Consultez notre comparatif des meilleurs ETF pour une vue d’ensemble.
Passer son ordre d’achat
Le processus est simple. Voici comment acheter l’ETF Amundi Nasdaq 100 PEA (FR0011871110) sur Trade Republic :
- Ouvrez l’application et tapez « Amundi Nasdaq » ou directement l’ISIN FR0011871110 dans la recherche.
- Sélectionnez l’ETF dans les résultats — vérifiez que c’est bien la version FR (éligible PEA) et non une version luxembourgeoise.
- Appuyez sur « Acheter », saisissez le montant (ex : 200 €).
- Choisissez votre type d’ordre : « Au marché » pour une exécution immédiate.
- Vérifiez : montant + 1 € de frais.
- Confirmez. C’est fait.
En moins de 60 secondes, vous êtes exposé aux 100 plus grandes entreprises tech mondiales. Pour aller plus loin sur le passage d’ordres : notre guide complet pour investir dans les ETF.
Stratégie DCA recommandée
Le DCA (Dollar Cost Averaging) consiste à investir un montant fixe chaque mois, quelles que soient les conditions de marché. C’est la stratégie qui convient le mieux au Nasdaq 100 pour une raison simple : la volatilité de l’indice est élevée. Essayer de « timer » le marché sur un indice aussi nerveux, c’est jouer à la loterie.
Exemple concret : imaginons que vous investissez 150 € par mois dans l’ETF Amundi Nasdaq 100 PEA depuis janvier 2022. En 2022, le Nasdaq a perdu 32 % — vous avez acheté à des prix bradés. En 2023-2024, il a rebondi violemment — vos parts achetées au creux ont explosé. En DCA régulier, votre prix moyen d’entrée est naturellement optimisé sans aucun effort de timing.
Sur Trade Republic et Fortuneo, vous pouvez automatiser ce versement mensuel en quelques clics. Mettez-le en place, oubliez-le, et regardez votre capital croître sur 10 ans.
ETF Nasdaq 100 vs ETF S&P 500 vs ETF MSCI World
La grande question que tout le monde se pose : lequel choisir entre ces trois indices ? Voici un tableau comparatif honnête.
| Critère | ETF Nasdaq 100 | ETF S&P 500 | ETF MSCI World |
|---|---|---|---|
| Nb d’entreprises | 100 | 500 | ~1 500 |
| Exposition géographique | USA uniquement | USA uniquement | 23 pays développés |
| Secteurs | Tech dominante | Tous secteurs | Tous secteurs |
| Performance 10 ans (ann.) | ~18 % | ~13 % | ~12 % |
| Volatilité | Très élevée | Élevée | Modérée |
| TER moyen | 0,20–0,33 % | 0,07–0,15 % | 0,12–0,20 % |
| ETF PEA disponible | Oui (Amundi FR0011871110) | Oui (plusieurs) | Oui (plusieurs) |
| Pour quel profil | Offensif, conviction tech | Équilibré US | Défensif, diversifié |
Le Nasdaq 100 est fait pour quelqu’un qui croit fermement à la domination tech et accepte une volatilité élevée en échange d’un potentiel de croissance supérieur. C’est le choix le plus agressif des trois.
Le S&P 500 est le bon compromis : exposition au marché américain dans son ensemble (y compris la finance, l’énergie, la santé), avec une concentration plus raisonnable. Voir notre comparatif ETF S&P 500.
Le MSCI World est l’indice pour ceux qui veulent dormir tranquilles : 1 500 entreprises dans 23 pays, diversification maximale, volatilité réduite. Moins performant que les deux autres sur la décennie écoulée, mais bien plus résilient en cas de crise américaine. Notre guide sur les meilleurs ETF World pour débuter.
Peut-on combiner Nasdaq 100 + MSCI World ? Oui — certains investisseurs allouent 80 % en MSCI World (base défensive et diversifiée) et 20 % en Nasdaq 100 (surpondération tech assumée). C’est cohérent. En revanche, Nasdaq 100 + S&P 500 dans le même portefeuille, ça n’a pas de sens : le Nasdaq 100 est inclus dans le S&P 500, vous doublez simplement votre exposition aux mêmes valeurs.
FAQ — Questions fréquentes sur les ETF Nasdaq 100
Quel ETF Nasdaq 100 choisir en 2026 ?
Ça dépend de votre enveloppe. Pour un PEA, l’Amundi PEA Nasdaq-100 (FR0011871110) est le seul choix vraiment sérieux : encours solide, capitalisant, éligible PEA. Pour un CTO, l’Invesco QQQ UCITS ETF (IE0032077012) se distingue par son TER à 0,20 % et sa réplication physique de qualité. L’iShares (IE00B53SZB19) est le plus gros en encours — plus de liquidité, spread plus faible.
L’ETF Nasdaq 100 est-il éligible PEA ?
Oui, mais uniquement via les ETF synthétiques (réplication par swap). L’Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc(FR0011871110) est le plus connu et le plus utilisé. Les ETF à réplication physique comme l’iShares ou l’Invesco QQQ ne sont pas éligibles PEA car ils détiennent directement des actions américaines.
Amundi ou iShares pour le Nasdaq 100 ?
Pour un PEA : Amundi, sans discussion — c’est le seul qui soit éligible. Pour un CTO : iShares a l’avantage de l’encours (plus de liquidité et de sécurité opérationnelle) mais coûte 0,33 % de TER. Invesco fait mieux à 0,20 %. La différence de performance entre les deux reste négligeable sur une année, mais sur 20 ans, 0,13 % de frais en moins représente une somme conséquente.
Nasdaq ETF vs Nasdaq 100 : quelle différence ?
Le « Nasdaq » désigne la place boursière américaine, où sont cotées plus de 3 000 entreprises. Le « Nasdaq 100 » est un indice spécifique qui ne retient que les 100 plus grandes entreprises non-financières. Quand on parle d’un « ETF Nasdaq », on sous-entend généralement un ETF Nasdaq 100 — c’est l’indice de référence le plus suivi et le seul sur lequel existent des ETF accessibles aux investisseurs européens.
Quel est le TER moyen d’un ETF Nasdaq 100 ?
Entre 0,20 % et 0,33 % selon le fournisseur. L’Invesco QQQ et le Xtrackers sont les moins chers à 0,20 %. L’Amundi PEA version éligible PEA est à 0,30 %. L’iShares est à 0,33 %. Ce sont des frais très raisonnables, bien inférieurs aux fonds actifs (souvent 1,5 à 2 % par an).
Le Nasdaq 100 est-il risqué ?
Oui, plus que la moyenne. Sa concentration sectorielle (tech à ~70 %) et sa valorisation élevée en font un indice volatil. Il a perdu plus de 30 % en 2022, et plus de 80 % lors de l’éclatement de la bulle internet en 2000-2003. Ce n’est pas un placement adapté à un horizon court terme ou à quelqu’un qui ne supporte pas de voir son portefeuille baisser de 30 %. Sur 10 ans et plus, en revanche, sa performance historique est sans égal parmi les grands indices.
Peut-on investir dans un ETF Amundi Nasdaq 100 dès 1 € ?
Oui. Sur Trade Republic par exemple, il est possible d’acheter des fractions d’ETF à partir de 1 €. Sur d’autres courtiers comme Fortuneo ou DEGIRO, l’achat minimum correspond à une part entière (dont le prix varie selon le cours de l’ETF, généralement entre 20 et 60 € selon la version choisie).
Quelle est la différence entre ETF capitalisant et ETF distribuant ?
Un ETF capitalisant réinvestit automatiquement les dividendes dans le fonds — votre capital grossit sans intervention. Un ETF distribuant vous verse les dividendes sur votre compte, ce qui déclenche une imposition immédiate si vous êtes sur CTO. Sur un PEA, mieux vaut toujours choisir des ETF capitalisants pour maximiser l’effet des intérêts composés en franchise d’impôt. Tous les principaux ETF Nasdaq 100 éligibles PEA sont capitalisants — c’est une bonne chose.
ETF Nasdaq 100 ou actions tech individuelles ?
Les deux approches ont leurs mérites. Acheter des actions tech individuelles (Apple, Nvidia, Meta…) vous permet de surpondérer vos convictions les plus fortes. Mais ça demande du temps, de l’analyse, et une tolérance au risque idiosyncratique (le risque propre à chaque entreprise). Un ETF Nasdaq 100 vous donne la même exposition sectorielle avec une diversification sur 100 entreprises, pour moins de 0,30 % de frais par an et zéro effort de gestion. Pour 95 % des investisseurs particuliers, l’ETF est le meilleur choix. Pour apprendre à choisir des actions individuelles, consultez notre guide dédié.
Quelle allocation pour le Nasdaq 100 dans un portefeuille ?
Il n’y a pas de règle universelle, mais quelques repères utiles. Un investisseur débutant devrait éviter de mettre plus de 20 à 30 % de son portefeuille actions sur le Nasdaq 100 — le reste étant alloué à un ETF plus diversifié (MSCI World ou S&P 500). Un investisseur plus expérimenté avec une conviction forte sur la tech peut monter jusqu’à 50 %, mais en acceptant consciemment la volatilité que ça implique. Pour construire un portefeuille ETF cohérent, lisez notre guide sur les meilleurs ETF pour débuter.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Tout investissement en bourse comporte un risque de perte en capital.







