Ramify revient sans cesse dans les conversations sur le Private Equity accessible aux particuliers. Logique : c’est aujourd’hui la seule plateforme française qui permet d’investir dans du capital-investissement institutionnel à partir de 1 000 €, sans condition de patrimoine ni de statut d’investisseur qualifié.
Mais un ticket d’entrée bas ne dit rien sur la qualité du service, des fonds proposés, ni des frais réels une fois qu’on regarde sous le capot. On a fait le tour.
Ramify, en bref

Ramify est une fintech française fondée en 2020 (certaines sources situent le lancement effectif en 2021) par Samy Ouardini et Olivier Herbout, deux profils issus de la finance institutionnelle : respectivement consultant chez Oliver Wyman et gérant de portefeuille chez Goldman Sachs. La société s’est d’abord fait connaître sur l’assurance-vie et le PER en gestion pilotée, avant d’élargir son offre à un rythme soutenu : SCPI, livret d’épargne, compte à terme, produits structurés, club deals, et Private Equity.
C’est cette dernière brique qui nous intéresse ici. Ramify a réussi un positionnement assez rare : rendre accessible une classe d’actifs historiquement réservée aux banques privées et aux family offices, sans pour autant sacrifier la qualité des gérants proposés.
L’offre Private Equity de Ramify

Le catalogue
Ramify donne accès à plus de 50 fonds de Private Equity, sélectionnés selon plusieurs critères : track record du gérant, taille et stabilité de l’équipe (turnover), cohérence de la stratégie. On y retrouve des noms reconnus du secteur : Tikehau Capital, Eurazeo, Rothschild & Co, Inter Invest, et même certains millésimes d’Altaroc, accessibles ici avec des frais d’entrée réduits par rapport à une souscription directe.
Les stratégies couvertes sont variées : capital-développement (growth), capital-transmission (buyout), secondaire, dette privée, infrastructure. De quoi construire une allocation diversifiée plutôt que de tout miser sur un seul type de fonds.
Ticket d’entrée
C’est le point fort de Ramify, et il faut le dire sans détour : 1 000 € suffisent pour entrer sur certains fonds fiscaux (FCPI, FIP), et 10 000 € pour accéder aux fonds de qualité institutionnelle via le portefeuille Elite. À titre de comparaison, la plupart des autres plateformes du marché démarrent à 50 000 € ou 100 000 €.
Les Frais de Ramify

0 % de frais d’entrée sur l’ensemble du catalogue de Private Equity. C’est rare, et c’est un vrai différenciateur : en passant par un conseiller en gestion de patrimoine classique, les mêmes fonds peuvent être chargés jusqu’à 5 % de frais d’entrée. Les frais de gestion annuels varient selon le fonds et l’enveloppe choisie, généralement entre 1 % et 3,5 % par an.
Pour le portefeuille Elite en gestion pilotée (qui intègre le Private Equity aux côtés des actions, obligations, fonds euro et SCPI), les frais tout compris se situent entre 1 % et 1,4 % par an selon le montant investi.
Comment investir sur Ramify
Trois portes d’entrée :
- En direct, via un compte-titres, en choisissant vous-même les fonds dans le catalogue.
- Via l’assurance-vie, avec le portefeuille Elite (accessible dès 10 000 €), qui mixe Private Equity et autres classes d’actifs selon votre profil de risque.
- Via le PER, sur la même logique, pour une préparation retraite avec la fiscalité de l’enveloppe en plus.
Dans les trois cas, un conseiller dédié évalue votre situation avant de vous orienter vers des fonds précis. Ce n’est pas un simple configurateur en ligne : il y a un vrai échange, par chat ou par téléphone, avant la souscription.
Un point de transparence à connaître

Un détail mérite d’être mentionné, parce qu’il concerne directement votre décision : l’un des fonds de Private Equity phares de Ramify, le X Fund, est géré par une société sœur de Ramify.
Ce n’est pas en soi un problème (l’information est publique et le fonds n’est pas pour autant écarté des recommandations), mais c’est un conflit d’intérêts potentiel qu’il vaut mieux avoir en tête avant de signer. Demandez à votre conseiller de vous expliquer clairement pourquoi ce fonds vous est recommandé, comme vous le feriez pour n’importe quel autre.
Ce que disent les avis clients
Sur Trustpilot, les avis Ramify affiche une note qui tourne autour de 4,6 sur 5 sur plus de 170 avis, ce qui en fait l’une des fintechs patrimoniales les mieux notées du marché français. Les points les plus souvent cités : la réactivité du service client (réponses au chat en quelques minutes), la clarté de l’interface, et la rapidité d’exécution des opérations (versements, arbitrages traités en deux à trois jours, contre une à deux semaines chez certains concurrents).
Les avis ramify moins favorables, eux, concernent surtout des lenteurs administratives ponctuelles sur l’ouverture de contrats (délais d’attente plus longs qu’annoncé dans certains cas), et la jeunesse relative de la structure : avec un historique qui démarre en 2020-2021, Ramify n’a pas encore le recul de quinze ou vingt ans qu’on peut attendre d’un acteur patrimonial traditionnel.
Les points forts de Ramify
Le ticket d’entrée à 1 000 € reste l’argument numéro un : aucune autre plateforme française ne descend aussi bas sur du Private Equity de cette qualité. L’absence de frais d’entrée est le second argument solide, surtout comparé aux 5 % parfois facturés en passant par un conseiller traditionnel.
Le catalogue de plus de 50 fonds permet une vraie diversification, plutôt que de tout miser sur un seul gérant. Et l’accompagnement par un conseiller dédié, sans frais additionnel, est un vrai service, pas un simple argument marketing.
Les limites de Ramify à connaître
Un catalogue large signifie aussi des fonds de qualité inégale : tous les FCPI et FIP ne se valent pas, et certains affichent des frais cumulés qui rognent significativement la performance nette malgré l’avantage fiscal à l’entrée.
Le conflit d’intérêts potentiel autour du X Fund mérite d’être posé clairement à votre conseiller avant de signer. Et comme toute plateforme jeune, Ramify manque encore du recul historique des acteurs installés depuis vingt ans — ce qui n’enlève rien à la solidité de son modèle, mais limite la capacité à juger sur des cycles complets.
Notre avis
Pour une première exposition au Private Equity, ou pour un investisseur qui ne dispose pas de 50 000 € ou 100 000 € à immobiliser, Ramify reste l’option la plus rationnelle du marché français. Le ticket bas, l’absence de frais d’entrée et l’accompagnement personnalisé compensent largement la jeunesse de la structure. Pour un investisseur déjà fortuné qui cherche un accès institutionnel pur, sans diversification multi-fonds, des plateformes comme Altaroc ou Moonfare répondent à une autre logique — celle de la sélection resserrée plutôt que du large catalogue.
Pour resituer Ramify dans l’ensemble du paysage et comprendre les bases fiscales du Private Equity en France avant de vous décider, notre guide complet sur le Private Equity en France reste le point de départ.
FAQ
Quel est le ticket d’entrée minimum chez Ramify pour le Private Equity ? 1 000 € sur certains fonds fiscaux (FCPI, FIP), et 10 000 € pour accéder au portefeuille Elite en gestion pilotée, qui inclut des fonds de qualité institutionnelle.
Ramify facture-t-il des frais d’entrée sur le Private Equity ? Non. Ramify applique 0 % de frais d’entrée sur l’ensemble de son catalogue de Private Equity, contre jusqu’à 5 % via un conseiller en gestion de patrimoine traditionnel.
Le Private Equity Ramify est-il accessible via l’assurance-vie ? Oui, via le portefeuille Elite, accessible à partir de 10 000 €, qui intègre le Private Equity aux côtés des actions, obligations, fonds euro et SCPI.
Ramify est-il fiable ? Ramify est un Conseiller en Investissements Financiers (CIF) référencé à l’Orias, régulé par l’AMF et l’ACPR. Les fonds sont logés chez des assureurs partenaires (Apicil, Generali), pas chez Ramify directement, ce qui sécurise le capital en cas de défaillance de la fintech elle-même.
Quelle est la différence entre Ramify et Altaroc ? Ramify propose un large catalogue de plus de 50 fonds accessibles dès 1 000 €, tandis qu’Altaroc agrège les tickets pour donner accès à une sélection resserrée de cinq à sept fonds mondiaux de premier plan, à partir de 100 000 €.
Cet article a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil en investissement. Le Private Equity comporte un risque de perte en capital et une liquidité très limitée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.








